

PAR ADRIEN LANOY
dunkerque@lavoixdunord.fr > Bilan.
Les pluies matinales ont certainement découragé les grévistes. Hier après-midi, ils n'étaient que 300 manifestants à défiler dans les rues dunkerquoises. Dont une trentaine de syndicalistes de la CGT, venus en soutien après leur action du matin. Pour tous, un mot d'ordre : « rejeter la politique globale du gouvernement, qui veut casser volontairement le service public », annonce Didier Fauconnier, secrétaire général de l'union locale CGT. Dans le bassin dunkerquois, trente postes d'enseignants du secondaire (lycées) seront supprimés à la rentrée, et 22 classes du premier degré (maternelles et primaires) fermeront. « Impossible à concevoir, indique Philippe Gaudry, responsable dunkerquois de la FSU. C'est la qualité de l'enseignement qui est menacé. » > Mouvement syndical.
Cette journée d'action a débuté vers 10 h par une opération escargot sur l'A 16, sens France - Belgique, entre Loon-Plage et Dunkerque. Environ 200 cégétistes ont ainsi roulé au pas durant près de deux heures. Au plus fort, 12 km de bouchons ont été constatés sur l'autoroute du littoral. Plus deux accidents légers. Arrivés place Jean-Bart à 13 h, les syndicalistes ont distribué des tracts aux passants et automobilistes. En défendant encore et toujours la fonction publique.
Les syndicalistes CGT, venus de Calais cette fois, ont ensuite remis ça l'après-midi, entre 15 h et 18 h. L'opération escargot était cette fois dirigée dans le sens Belgique - France et a occasionné près de 10 km de bouchons, au niveau de Grande-Synthe. Deux actions efficaces de la CGT, qui devraient être reconduites le 22 mai, pour la prochaine journée de grève.
> La mobilisation lycéenne.
Le long du cortège, entre sit-in aux carrefours et percussions, toujours les mêmes revendications : « Les suppressions de postes sont incohérentes, explique Fanny, en terminale à Jean-Bart. Nous sommes déjà 34 à 35 par classes et nous craignons d'être quarante à l'avenir. Ce n'est pas l'éducation que nous voulons. » Vincent, en seconde à Jean-Bart, regrette aussi « des conditions de travail aujourd'hui médiocres et qui vont s'empirer avec ce genre de réformes ».
L'après-midi, les lycéens, enseignants et parents d'élèves étaient bien présents, mais en ordre dispersé. Comme en témoignent les chiffres recueillis dans les établissements. Car, si le lycée du Noordover n'a vu aucun élève de la journée (pour 50 % d'enseignants grévistes), le lycée Angellier n'a, lui, pas constaté de mouvements d'élèves (et 30 % de grévistes chez les professeurs). Au lycée de l'Europe, la mobilisation a été marginale, avec 5 à 10 % d'absents, enseignants comme lycéens.
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