

PAR OLIVIER DUFOURG
dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK DELECROIX
Digue de Malo, hier après-midi. Chaleur oblige, la foule a envahi le front de mer. Autant, d'ailleurs, pour s'installer sur les terrasses des restaurants que pour s'aligner le long des barrières dressées pour les Quatre Jours. « Quand je suis rentré sur la digue derrière le peloton, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir la larme à l'oeil », confie Jean Bodart, président des Quatre Jours de Dunkerque.
Il y a tout juste une semaine, pourtant, la fête avait failli être gâchée par le mouvement de grogne des marins pêcheurs boulonnais (notre journal de mercredi). « Le départ des Quatre Jours a effectivement été donné dans la douleur, admet Jean Bodart. Heureusement, j'ai eu des gens intelligents en face de moi et tout s'est bien terminé. » Plutôt agacé lorsqu'il s'agit d'évoquer les péripéties subies dans un passé plus ou moins récent (retrait du Pro Tour, désistement de villes-étapes, difficulté à établir le parcours etc.), le président des Quatre Jours préfère mettre en exergue les échos qu'il a reçus de cette édition 2008 : « Tout le monde s'est dit satisfait, alors pourquoi parler de choses négatives ?, rétorque Jean Bodart. Cette année encore, l'épreuve s'est déroulée sans incident, avec en plus un parcours superbe concocté par Joël Huysman, qui a l'art de trouver de beaux secteurs ! » Côté organisation et sécurité, Jean Bodart souligne : « Pour la quatrième année consécutive, les commissaires internationaux ont souligné notre "zéro faute" de ce côté-là. Le parcours a été très sécurisé, parfois un peu trop, c'est vrai, mais faut-il s'en plaindre ? Je ne le pense pas, car cela renforce la qualité de la course ».
Cerise sur le gâteau cette année, la première victoire d'un coureur de Cofidis. « Je suis très heureux qu'une équipe nordiste remporte le maillot rose et c'était de toute façon mon pronostic au départ, confie le président des Quatre Jours. Seulement, si j'avais parié sur une victoire de Cofidis, je ne voyais pas Stéphane Augé s'imposer, mais plutôt Sylvain Chavanel. » Et Jean Bodart de conclure : « Toutes les satisfactions que je viens d'évoquer, c'est bien sûr très motivant pour l'avenir. En ce qui me concerne, en tout cas, je le dis : l'année prochaine, je serai toujours président des Quatre Jours ».
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