





Ça fait plusieurs années que l'université du littoral Côte d'Opale (ULCO) réfléchit à la possibilité d'ouvrir sa propre école d'ingénieurs. En 1998 déjà, Alain Dubrulle, alors président de l'ULCO, en avait émis l'idée. Elle a été reprise quelques années plus tard par l'actuel président, Edward Anthony, qui l'a intégrée dans son contrat quadriennal 2005 - 2008.
Aujourd'hui, le dossier est presque bouclé. Il sera déposé dans un mois devant la Commission des titres d'ingénieurs (CTI). Si la réponse est positive, l'ISTAC (école d'ingénieurs universitaire en sciences et technologies avancées de la Côte d'Opale) ouvrira théoriquement en septembre 2009. L'université entend ainsi créer une formation de haut niveau, en lien étroit avec le monde des entreprises.
Il faut rappeler qu'après la disparition de l'IUP du littoral (institut universitaire professionnalisé), une brèche s'est créée que l'université a dû combler. « Après la disparition de l'IUP, nous avons intégré les anciennes formations dans nos masters, mais on a perdu sur l'aspect professionnel, constate Mohammed Benjelloun, chargé de mission pour la nouvelle école. Pour ne pas perdre le savoir-faire que nous avons développé, nous avons décidé de créer une école d'ingénieurs. » Le projet est déjà soutenu par une vingtaine de grands groupes industriels.
À Calais, les élèves seront formés en sciences et technologies avancées, et plus particulièrement en ingénierie logicielle et en informatique industrielle, en lien avec le développement durable. La formation, en cinq ans, intègre un cycle préparatoire en deux ans.
Au commencement, l'école se servira des anciens locaux de l'IUP. Elle devrait avoir ensuite son propre bâtiment, de 5 000 m², sur le campus de l'université.
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