





Le plan climat souhaite optimiser la moindre pollution. : La Voix du Nord PAR ADRIEN LANOY
dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON
L'écologie est à une période charnière de son histoire. Aujourd'hui, huit Français sur dix se disent « concernés » par l'environnement. Après les premiers avertissements des écologistes il y a quarante ans, chacun a pris conscience du problème. Le temps de l'action est donc venu.
Avec ce plan climat, la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) est une pionnière régionale. Soutenu par l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et issu d'un appel à projets lancé par la région, le plan se veut mobilisateur. « Le but est de rassembler toutes les initiatives déjà existantes et d'en créer de nouvelles », résume Louardi Boughedada, vice-président de la CUD chargé du développement durable.
Imposé par le Grenelle de l'environnement, le plan climat part d'un principe simple : « Le réchauffement climatique n'est pas inéluctable. Localement, on peut infléchir ses effets », poursuit l'élu communautaire. Un constat précisé par Hervé Pignon, délégué régional de l'ADEME : « La température mondiale va augmenter de 2° C, c'est certain. Le défi, c'est d'une part de s'adapter et d'autre part d'y remédier. Savoir comment ne pas aller au-delà de cette hausse. »
Sur divers thèmes (logement, transports, énergie, consommation) et vers plusieurs acteurs (citoyens, entreprises, pouvoirs publics), le plan climat a pour première mission la remise d'un document, pour fin 2009, contenant « quatre ou cinq actions phares, réalisables tout de suite, pour s'y appuyer avant d'étendre le dispositif », annonce Louardi Boughedada. Avec pour objectif majeur d'ici à 2020, le 3 fois 20. « Réaliser 20 % d'économies d'énergie, réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et augmenter de 20 % la production d'énergies renouvelables. »
Pour appliquer ce programme ambitieux en à peine douze ans et « modifier des tendances lourdes », le plan climat veut d'abord toucher la population. Logique, puisque « la moitié des émissions polluantes, c'est chaque individu, dans sa vie quotidienne », précise Hervé Pignon. Ainsi, entre ateliers et tables rondes réunissant tous les acteurs concernés de près ou de loin, le plan souhaite aussi « faire des relais d'opinion, avec les associations, les industriels... », indique Louardi Boughedada.
Sans vouloir « faire de catalogue » sur les mesures à prendre, le plan climat cherchera d'abord « à convaincre, à emballer la population. Pour que chacun soit conscient qu'on peut changer tout ça », insiste Hervé Pignon. Pour qu'à l'ombre des usines, le Dunkerquois puisse enfin respirer.
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