





C'est l'un des rares groupes de la scène internationale pop-rock apparus dans les années 1990 encore présent aujourd'hui. Et bien présent! Oui, Radiohead est durable. À double titre. Sur le plan éthique comme au niveau esthétique.
Préoccupée par la défense de l'environnement, la bande des cinq d'Oxford s'est engagée depuis des années dans une démarche musicale verte. Privilégiant les festivals écolos, le transport de son matériel par train ou par bateau, et, sur scène, les éclairages économes. Franchement pas banal. Mais les prestations live n'en demeurent pas moins éblouissantes.
Durable artistiquement, aussi, parce que Radiohead a su, en sept albums, dont le dernier, In Rainbows, renouveler sans cesse les expériences musicales et visuelles. S'engageant corps et âmes dans l'exploration extrême des nouvelles technologies pour enrichir ses riffs de séquences et de beats. Dans ses clips comme sur scène, même refrain: identité visuelle avant-gardiste et effet garanti. Il n'y avait qu'à voir leurs sublimes jeux de lumières, sorte de cascade tubulaire aux colorations infinies, lors des quatre concerts parisiens et nîmois. Magique.Radiohead est donc de ces espèces rares, donc incontournables. À l'univers en apparence fragile et instable, fait d'amertume et de désillusion. Qui vous pousse vers le précipice avant qu'une touche, divine, un son, une couleur, ne vous force à tendre le regard vers le haut et à vous raccrocher à ces cinq étoiles venues d'Oxford. Avec elles. En suspension.
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